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2005 年 06 月 20 日 / 流光

今天MKT inter.的考题

Challenges   N° 247 – 12/5/2005     http://lemagchallenges.nouvelobs.com/

Devant le textile de Chine, la France se blottit dans la niche

Concurrence – Plutôt que de se lancer dans une guerre des prix perdue d’avance, certains industriels français ont su anticiper la déferlante asiatique en misant tôt sur la création et l’innovation.


Avec des ventes multipliées par trois en quinze ans, c’était un beau parti. Aubade, devenu un des grands de la lingerie féminine, vient d’être racheté par la société suisse Calida. Si Aubade a connu le succès, il le doit autant à ses modèles audacieux qu’à sa saga publicitaire créée en 1992 et qui décline à l’envi « des leçons de séduction » propres à captiver ses clientes. Résultat : l’entreprise, malgré une délocalisation en Tunisie, est parvenue à sauver les 300 emplois de ses usines de la Vienne. En intégrant le giron de Calida, Aubade devrait bénéficier de moyens supplémentaires pour intensifier sa diversification, ouvrir des boutiques et développer les ventes à l’international. Une preuve que, malgré la concurrence asiatique, l’industrie française du textile et de l’habillement est loin d’être condamnée.

Réactivité. Certes, les chiffres des exportations chinoises vers l’Union font frémir. Depuis l’abolition des quotas, intervenue le 1er janvier, ils ne cessent de grimper : + 534 % au premier trimestre pour les pull-overs, + 413 % pour les pantalons, + 186 % pour les chaussettes… En France, selon l’Institut français de la mode, les importations de textile de l’empire du Milieu ont grimpé de 33 % en janvier et février. Sans attendre les – récentes – promesses rassurantes des Chinois, des entreprises françaises ont décidé de réagir. D’investir, plutôt que de céder à la morosité. De déployer la recherche vers les textiles destinés à l’automobile ou à l’aéronautique, plutôt que de se lamenter. De chercher des niches rentables au lieu de pleurer.

Savoir-faire technologique. Même dans les régions sinistrées comme le Nord, où la liste des entreprises disparues ressemble à une longue nécrologie, certains se sont diversifiés dans les textiles techniques, à l’instar de MacoPharma, devenu en quelques années leader européen des poches à soluté et à sang, ou de Pronal, spécialisée dans l’élastomère, qui travaille pour le nucléaire et l’aéronautique. Un pôle de compétitivité sur les textiles innovants, associant les écoles supérieures, les entreprises et une plate-forme de recherche sur les non-tissés, se constitue. En Rhône-Alpes, où les effectifs dans le textile et l’habillement ont fondu de 62 % en un peu plus de trente ans, la résistance, due au savoir-faire technologique, s’est aussi organisée. A tel point que la région concentre aujourd’hui la plus forte production européenne de tissus à usage technique. « Soit on entre dans la guerre des prix, soit on cherche à se développer sur des niches », affirme Dominique Malfait, PDG de Labonal, un fabricant de chaussettes de Dambach-la-Ville (Bas-Rhin). En rachetant cette entreprise en 1999, il a choisi la seconde solution. Ses atouts : réactivité, créativité, service. Chez Labonal, on fabrique des chaussettes massantes, hydratantes et parfumées. On sait aussi se limiter à de petites séries et livrer en une semaine. « Nous sortons jusqu’à 400 modèles par saison, explique Dominique Malfait. Près de 10 % de nos 130 salariés sont employés dans la recherche. » Et ça marche : l’année dernière, sur un chiffre d’affaires de 8,5 millions d’euros – le double de celui de 1980 –, le résultat d’exploitation a atteint près de 5 %. Quelque 5 millions de paires, certes jusqu’à six fois plus chères que les premiers prix des hypermarchés, sont produites chaque année dans l’usine. Thuasne a choisi une voie identique. Leader européen du textile élastique à usage médical, l’entreprise stéphanoise lance une bonne vingtaine de produits chaque année. Plus de 5 % du chiffre d’affaires – en hausse de 5 % sur 2004 – est consacré à la recherche-développement. Nouvelles couleurs, emballages dynamisés, design des produits plus moderne, tout est étudié pour doper les ventes. Désireuse de séduire une nouvelle clientèle, le groupe a récemment mis l’accent sur le sport. Thuasne s’est ainsi récemment illustré sur le rallye Paris-Dakar en équipant les coureurs Mitsubishi avec des colliers cervicaux sur mesure. Une activité qui représente déjà 10 % des ventes.

Aides à l’innovation. « La moitié de ma valeur ajoutée, c’est de la création », clame Lucien Deveaux, PDG de la société Deveaux (tissus) et vice-président de l’Union des industries textiles. Pour lui, l’Etat devrait mieux aider cette activité. « Le gouvernement ne nous assimile pas à de la vraie recherche, plaide-t-il. Quand nous déposons un modèle dans le textile, nous n’avons droit qu’à un crédit d’impôt de 100 000 euros tous les trois ans alors que le dépôt d’un brevet dans d’autres industries bénéficie de 8 millions d’euros par an. Notre création n’est pas prise en compte. » Le jugement est sévère. Depuis près de trois ans, les pouvoirs publics ont en effet mis en place le Réseau industriel d’innovation du textile et de l’habillement (R2ith).

Objectif : faire bénéficier les PME de recherches qu’elles ne peuvent seules entreprendre. Une dizaine de pôles, fondés sur les savoir-faire locaux, ont été créés dans les régions. Sur la trentaine de projets déjà élaborés, dix ont été retenus et disposent d’aides. « Face à la concurrence chinoise, les industriels français n’ont pas d’autre solution que de maintenir leur avance technique pour mieux répondre aux désirs des consommateurs », estime Gilles Muller, chargé de la promotion de R2ith.

Rivaud Francine

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